Je ne puis que remercier ma prof de théâtre, notre intervenant et mon groupe pour cette superbe journée (un peu crevante ?) au théâtre de l'Hexagone, suivie d'une représentation devant nos humbles familles, nos humbles profs, nos humbles amis et de humbles inconnu(e)s.
Humblement j'ai râlé à huit heures et des bananes, voyant que la rue à sens unique était bloquée par quatre gros camions, et que mon bus, situé derrière, larguait ses humbles passagers. Donc j'ai dû humblement cavaler avec un gros sac de pommes sous le bras (cf Bouffe collective) jusqu'à l'arrêt Verdun, ou ledit bus 32 de la rue à sens unique était censé me poser. Mais comme des fois je vais plus vite que le bus, à pied, c'est pas grave. C'est donc hors d'haleine que je retrouve Damien à l'arrêt et chope in extremis un 31, dans lequel au fur et à mesure du trajet nous rejoindrons quelques élèves du groupe. Il pleut et nous sommes pile poil à neuf heures tapantes à l'Hexagone, ou nous retrouvons notre classe.
Et une fois le bordel flanqué dans les loges et le foyer, nous voilà sur le plateau. La matinée nous revoyons en gros les entrées et sorties en prenant en compte lorsque nous sommes en costume ou pas. Travail de quelques scènes précises, exercices, sans oublier tout au début l'échauffement avec un jeu qui excite bien (je suis ... et je l'ai !) Le midi nous prenons notre repas dans le foyer, noyant de compliment les auteurs d'oeuvres gastronomiques et partageant nos touilles respectives (hein, un chouillon hein !) Puis l'aprèm, ce sera deux filages consécutifs, la mise au point des lumières et musiques, les vérifications du matos... Tranquillisation... nous ne mangeons pas beaucoup, certains deviennent dingues, d'autres sont trop calmes pour avoir le trac...
Puis l'heure fatidique arrive. On s'encourage façon rugbymans-virils, on fait un dernier jeu de réflexes pour oublier le trac, on s'allonge dix minutes peinards puis on hurle tout ce qu'on a dans les tripes... Derrières les portes, ils sont tous là. Nous nous calons au fond de la salle (on part du public) attendons que les gens s'installent et nous glissons parmi eux...
Et la pièce commence...
A la fin, une fois le salut, sourire sincère aux lèvres, exécutés, avec roses dans la figure (merci la prof !) le tonnerre des mains qui clapent, nous sortons et à peine dans les coulisses nous hurlons de joie et c'est parti pour le câlin du siècle que même les danseurs de la classe y ont pas eu droit ! Et de la part de la prof ! Et des amis dans la salle ! Vous vous imaginez pas combien ça fait plaisir de voir qu'on les a régalés tout en se régalant SOI de jouer, moite, tremblant, hypnotisé par ce qu'on a à faire. Dans la salle j'ai retrouvé tout un troupeau de connaissances, et qu'est-ce que j'étais contente, contente, contente. Que dehors je sautais dans les bras de Justine, qu'on hurlait de joie, personne n'en pouvait plus. Une fois les loges hâtivement débarassées, dehors, correspondante retrouvée, la soirée était finie mais dans ma mémoire restera gravée à jamais la toute première fois que j'ai joué.
MERCI NOTRE PROF, NOTRE INTERVENANT, L'HEXAGONE ET LA TROUPE DE THEATRE DE LA CLASSE !