1. Un mars, et ça repart..

1.   Un mars, et ça repart..
J'ai eu envie de partir, un blog ne m'étant pas nécéssaire dans la vie. Mais en réalité j'ai besoin d'écrire. Je pourrais le faire pour moi sur un bout de papier mais je n'en ai pas envie. Et s'auto-censurer bêtement n'a jamais fait partie de mes convictions, et ça, c'est une excellente raison pour ne pas laisser les choses en plan.

Alors voilà petite re-présentation dans mon petit théâtre.

Un animal sauvage : Une hermine
Un familier : Chat noir
Un bestiau fantastique : Le troll
Une boisson : La chartreuse
Un oiseau : La chouette
Un présage : Le grand corbeau
Un groupe : Agalloch
Un arbre : Le chêne
Une plante : Le lierre

Je suis le type sous la cape noire qui marche. Méléagant.
Je suis le froussard loyal. Bohort.
Je suis le sage qui dédie sa vie au silence. Le moine cartusien.
Je suis celui qui a fondé le monastère de la Grande Chartreuse et l'ordre. Bruno.
Je suis la vierge mariée au loup et qui l'a trahi. Aube.
Je suis le misanthrope amoureux. Alceste.
Je suis la princesse du tout et du rien qui ne gouverne même pas elle-même. San dite Mononoke.
Je suis la jeune désobéissante, têtue mais poète et avec du caractère, qui ne grandit pas. Antigone.



N'accepte en ami que les gens que je connais personnellement.

# Enviado el sábado 31 de mayo de 2008 17:09

Modificado el jueves 17 de diciembre de 2009 17:33

2.

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L'INSTINCT BESTIAL

Les femelles sont détestables. Être une femme c'est une sorte de faiblesse, mais pour être née faible sans le vouloir vivre est une force. Biologiquement parlant une femelle sert uniquement à la procréation. Elle n'est que séduction pure et par la nature reçoit des obligations. Comme le dit Nothomb dans Stupeurs et tremblements, quand elle parle de la femme au japon, il faut qu'elle soit parfaite. Pour les vulgaires, baisable. Parfaite, ne pas décevoir, être propre, sinon on ne voudra pas d'elle. Belle, sinon on ne voudra pas d'elle. Ect. Parce que la femme ne vit pas pour elle mais pour les gosses qu'elle aura dans son bide. Je suis née femelle et le maudis, parce qu'on me considère à la base comme différente d'un mâle, alors que je me comporte comme tel, étant dans ma tête pas vraiment sexué(e). Et donc ça étonne. Le féminisme est haïssable. Il part du principe qu'il n'y a pas d'égalité, avant même d'exagérer la situation.
Être née femelle c'est une tare. La femelle actuelle obéit à l'image qu'on veut avoir d'elle. Tout objet destiné aux femelles est misé sur la séduction et la superficialité, la femelle lambda française est une blonde bobonne simple d'esprit. Et si on a pas envie de séduire, putain de pine d'ours ?

# Enviado el sábado 31 de mayo de 2008 17:36

Modificado el jueves 12 de marzo de 2009 18:26

3.

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Il est amusant de dénoter combien la musique représente une part importante de l'identité adolescente. Je suis... Parce que j'écoute ...

Oui il y a des clans, on ne le dit pas, on le dément, on dit "je mélange", mais c'est bien la preuve que cela existe. Des clans de culture, avec les gourous, les disciples, les déchets, les partagés, les adeptes. Je vois dans énormément de présentations des personnes la traditionnelle liste des groupes écoutés. Mais pourquoi ? Parce que ça remplace mille mots sur sa personnalité ? Parce que ça fait "terriblement culturé" d'étaler tellement de groupes qu'on est obligés de les ranger par ordre alphabétique ? Parce que ça fait "je suis à fond dans mon trip regardez en voilà la preuve" ? C'est une preuve de quoi ?

Si la musique n'est même plus appréciée mais juste utilisée pour dire qui nous sommes... C'en est pitoyable d'être arrivés là.

# Enviado el domingo 01 de junio de 2008 16:36

Modificado el jueves 12 de marzo de 2009 18:26

4.

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Je ne puis que remercier ma prof de théâtre, notre intervenant et mon groupe pour cette superbe journée (un peu crevante ?) au théâtre de l'Hexagone, suivie d'une représentation devant nos humbles familles, nos humbles profs, nos humbles amis et de humbles inconnu(e)s.

Humblement j'ai râlé à huit heures et des bananes, voyant que la rue à sens unique était bloquée par quatre gros camions, et que mon bus, situé derrière, larguait ses humbles passagers. Donc j'ai dû humblement cavaler avec un gros sac de pommes sous le bras (cf Bouffe collective) jusqu'à l'arrêt Verdun, ou ledit bus 32 de la rue à sens unique était censé me poser. Mais comme des fois je vais plus vite que le bus, à pied, c'est pas grave. C'est donc hors d'haleine que je retrouve Damien à l'arrêt et chope in extremis un 31, dans lequel au fur et à mesure du trajet nous rejoindrons quelques élèves du groupe. Il pleut et nous sommes pile poil à neuf heures tapantes à l'Hexagone, ou nous retrouvons notre classe.

Et une fois le bordel flanqué dans les loges et le foyer, nous voilà sur le plateau. La matinée nous revoyons en gros les entrées et sorties en prenant en compte lorsque nous sommes en costume ou pas. Travail de quelques scènes précises, exercices, sans oublier tout au début l'échauffement avec un jeu qui excite bien (je suis ... et je l'ai !) Le midi nous prenons notre repas dans le foyer, noyant de compliment les auteurs d'oeuvres gastronomiques et partageant nos touilles respectives (hein, un chouillon hein !) Puis l'aprèm, ce sera deux filages consécutifs, la mise au point des lumières et musiques, les vérifications du matos... Tranquillisation... nous ne mangeons pas beaucoup, certains deviennent dingues, d'autres sont trop calmes pour avoir le trac...

Puis l'heure fatidique arrive. On s'encourage façon rugbymans-virils, on fait un dernier jeu de réflexes pour oublier le trac, on s'allonge dix minutes peinards puis on hurle tout ce qu'on a dans les tripes... Derrières les portes, ils sont tous là. Nous nous calons au fond de la salle (on part du public) attendons que les gens s'installent et nous glissons parmi eux...

Et la pièce commence...

A la fin, une fois le salut, sourire sincère aux lèvres, exécutés, avec roses dans la figure (merci la prof !) le tonnerre des mains qui clapent, nous sortons et à peine dans les coulisses nous hurlons de joie et c'est parti pour le câlin du siècle que même les danseurs de la classe y ont pas eu droit ! Et de la part de la prof ! Et des amis dans la salle ! Vous vous imaginez pas combien ça fait plaisir de voir qu'on les a régalés tout en se régalant SOI de jouer, moite, tremblant, hypnotisé par ce qu'on a à faire. Dans la salle j'ai retrouvé tout un troupeau de connaissances, et qu'est-ce que j'étais contente, contente, contente. Que dehors je sautais dans les bras de Justine, qu'on hurlait de joie, personne n'en pouvait plus. Une fois les loges hâtivement débarassées, dehors, correspondante retrouvée, la soirée était finie mais dans ma mémoire restera gravée à jamais la toute première fois que j'ai joué.

MERCI NOTRE PROF, NOTRE INTERVENANT, L'HEXAGONE ET LA TROUPE DE THEATRE DE LA CLASSE !

# Enviado el martes 03 de junio de 2008 07:22

Modificado el jueves 12 de marzo de 2009 18:26

5.

5.
Afficher ses idées sur un blog = Avoir une position
Afficher ses idées sur un skyblog = Prétendre grandir

Avoir des utopies sur un blog = Être rêveur et dépeindre un fantasme
Avoir des utopies sur un skyblog = Refaire le monde à coup de jeunesse poétique, violente ou non

Mettre un poème sur un blog = Posséder quelques qualités littéraires
Mettre un poème sur un skyblog = Etaler son coeur

♦ Posséder un blog = avoir son espace personnel
♦ Posséder un skyblog = crier "j'existe !"

# Enviado el martes 03 de junio de 2008 13:58

Modificado el jueves 12 de marzo de 2009 18:27