26.



Lorsque je dis "je vous merde", pas la peine d'essayer de me prendre de haut avec des smileys roll, l'attaque typiquement féminine du "tu es i-mma-ture", ça n'prend pas avec moi : je te merde, que dire de plus, tu sais lire ou pas ?
26.

# Posté le lundi 28 juillet 2008 13:32

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:29

27.

27.
"Duo Passion & Rose"
"Enrichi en Huile de Châtaigner & Epicea"
"Aux extraits de Pêche & Banane plantain
"

... Les bouteilles de shampooing et gels douche sont carrément risibles en ce moment, leur truc du moment est de faire genre qu'ils ont mis deux trucs dans le tube, de préférence bien exotique ou original, formant un duo censé être spécial. Mais ça me fait bien marrer, quand on regarde la composition, y'a les mêmes trucs que sur tous les autres, et genre 0,7% d'un des composants du fameux fruit, plus un parfum bidon pour faire croire. Et voilà, le blaireau de base est dupé.
Quand aux trucs censés exciter les sens c'est pas mieux, c'est pas spécialement fait pour servir de gode, une bouteille de gel douche... Bref, usez du savon, c'est mieux, moins con, et en plus ça dure plus longtemps, ça gaspille moins et lave tout autant.

Ah non lavez-vous pas c'est encore mieux.

"Duo Douceur Huile de foie de morue et Extrait de sperme"
"Une vraie caresse sur la peau pour un pur moment de plaisir !"

# Posté le vendredi 01 août 2008 14:36

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:29

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28.
Hahaha qu'est-ce qu'on se fend la gueule, vous pourriez m'entourer de Sparadrap avant que j'explose de rire ?
© Eric Cartman

# Posté le lundi 11 août 2008 10:32

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:29

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La Bible de Kamel

Le légendaire grenoblois qui se balade une radio à la main, qui n'aime ni rien ni personne ou presque, possède une sagesse légendaire, et grâce aux témoignages des plus de 3000 fans sur le groupe Facebook dédié à ce personnage culte, nous pouvons vous offrir le florilège de ses phrases philosophiquement profondes et réfléchies.

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Les femmes au boulot, les hommes au bistrot !

Femme à lunettes, femme à quéquette.

Allez, c'est l'heure de la titille !

C'est toutes des salopes.

Mettez vous à quat' pattes ! Mettez vous à quat' pattes !

Je vais me faire sucer par une étudiante.

Rentre chez toi, va bouffer ton riz.

Oh les putes de Grenoble !

Grosse salope et je t'aime le lendemain.

Chinoise, chinoiserie.

Putain, moi j'baiserais pas avec une grosse ! Ah ça non ! Les grosses j'nique pas avec, c'est immonde, c'est dégeu', bah !

J'aime pas les gros nichons, j'aime pas les gros nichons !

Roule pas sur les rails du tram, petite coquine !

Demain, c'est la fête des grand-mères, et moi j'aime pas les grand-mères.

Les femmes c'est toutes des pétasses ! Toi aussi t'es une pétasse !

Tu sais ce que j'aimerais ? J'aimerais péter le cul à une demoiselle.

Arrêtez vos chinoiseries...!

Tu pues sale vieille.

Les femmes, c'est toutes des salopes, et les blondes, c'est encore pire.

Toi t'écoutes de la merde, Renaud c'est de la bonne musique, c'est pas comme ta merde de techno.

Faut qu'ils crèvent les chinois.

Sale bol de riz !

Fous-le en maison de retraite ton vieux !

Les vieilles bourgeoises, c'est toutes des salopes.

Ouais c'est ça rentrez chez vous ! Allez vous embrasser sur les fesses !

Eh ma chatte, tu veux une sucette à la viande ?

Tous les libanais et toutes les libanaises. (chanson de Kamel)

Un trou est un trou.

Une chatte est une chatte.

Eh sale grosse, t'as bien mangé ?

Ah ces p'tits cons ils fument, sales putes !

Et les chinois ? Et les chinois ? Enculés !

C'est des chinoiseries !

Rentrez chez vous bande de pouffiasses.

Enculés de chintocs !

Je veux pas manger de la carotte et de la salade ! C'est pour les putains !








Kamel. Un mythe. Une légende.

# Posté le mercredi 13 août 2008 23:39

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:29

30.



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Ourak était jeune, superbement fait, et fringuant, un peu trop peut-être, trop téméraire dans son orgueil aussi.
Le lac semblait trop grand, parce qu'un brouillard en masquait la fin, le fond. Ourak se tenait sur la rive à ce moment là. Personne ne sait à quoi il pensait. Une barque sortie du néant s'avançait vers lui, avec l'assurance d'un but prévu et précis, et lui le jeune homme il ne bougeait pas et ne manifestait aucune surprise, ni même rien d'ailleurs. La barque fut à sa portée bientôt, et Ourak vit que celui la menant n'avait rien d'humain, beaucoup trop grand et maigre, et caché sous un linge blanc usé, dont seul un crâne de quelque animal au museau allongé dépassait de là où pouvait se situer la tête. Personne ne sait qui il vit. Ourak fut invité à monter dans cette barque, ce qu'il fit sans questions.
Il ne put rien presque voir du voyage. Le brouillard les eût vite nappés, mais rapidement Ourak sentit que l'être pagayait sur du solide, et que l'embarcation avançait avec la même fluidité que sur de l'eau. D'ailleurs il dût se lever, car l'étrange passeur était déjà debout.
Étrangement, Ourak n'avait pas le moindre désir de s'opposer, il se sentait même plutôt faible et savait sans savoir qu'il n'y avait qu'à se laisser guider, même lorsque la blanche apparition le porta comme on porte dans ses bras un enfant déjà endormi, et traversa ainsi une grande, grande étendue qui n'était autre qu'un infini pré. Un édifice était visible au loin dans l'air brumeux, dolmen éternel. C'était leur destination .

Il fut allongé en haut du dolmen, sur la pierre plate. Ligoté, il lui vint l'idée qu'on allait lui faire subir quelque rituel païen, mais ne bougea point, la curiosité atténuant ses forces. Et l'être repartit une fois sa tâche accomplie. Ne pouvant bien lever la tête, le jeune homme le vit rapidement disparaître au-delà de son champ de vision.
Il était seul, abandonné dans une température fraîche. Le temps lui échappait. Il se pouvait être écoulé quelques minutes comme un éon depuis que l'être blanc s'en était retourné. Seul le brouillard qui s'avançait, mais que Ourak ne pouvait voir, précisait l'arrivée des choses.
Car peu après de lucides pensées, Ourak sentit le dolmen trembler régulièrement. Le brouillard représentait tout un être en petits nuages rapides, poussés par une brise qu'il ne sentait pas, présence multiple mugissant à l'instar d'une corne de brume sur le rythme de la respiration de la Terre, amplifiée par le dolmen. Le brouillard amena avec lui et sa corne de brume une odeur féroce d'étable, une étable qui pourtant était à ciel ouvert depuis des millions d'années. Et ses narines étaient agressés par cette odeur de bête, qui progressait à mesure que le rythme... des pas de la Terre... se rapprochaient de lui.
Et se meuvent du mieux qu'il put, il se vit tantôt entouré d'une marée de bisons. Des bestiaux à l'air morne, fantomatiques, car leurs sabots levaient la rosée de l'herbe et formaient un nuage blanc autour de leurs jambes.
Le flux de bisons était continu, lent mais aussi effrayant que s'il galopait lourdement. Reposant sa tête contre la pierre, yeux limpides tournés vers le ciel, Ourak entendit des voix s'élevant de dessous le dolmen. Claires, ni d'hommes ni de femmes, elles formaient par leur sons entre m et a un ch½ur, la voix de la Terre.
Et cela s'éternisait, Ourak n'en voyait pas la fin, de ces bisons identiques, pas de la Terre, tous en cadence à la même allure, puant le bestiau, les yeux mi-clos sous le chant sans origine ni sens.

Encore le vide. Le garçon se sentait seul, et moins courageux, vaillant, brave qu'avant. Il perdait ses illusions, dans la folie qu'un homme peut ressentir lors de solitude prolongée. Le jour gris et brumeux semblait éternel, lorsque Orak se rendit compte qu'il se tortillait sur le dolmen froid, sans plus aucun sarment l'y rattachant. Il pouvait partir.
Mais son pas était titubant, car ses jambes étaient ankylosées et sa fierté resta moisir sur le dolmen, encore, elle, enchaînée : il régressait. La rosée de nouveau posée sur l'herbe verte mouillait ses jambes, Ourak ignorait tout à fait qu'il sentait à présent le bison.



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30.

# Posté le vendredi 15 août 2008 14:52

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:30